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HAIKEN

Application web et mobile de candidature spontanée : un geste envoie la candidature depuis la boîte mail du candidat, qui sait ensuite quand elle a été ouverte.

Photographie d’illustration : un téléphone tenu en main affiche une interface d’application, pour la fiche du projet HAIKEN

Le contexte du projet HAIKEN

La candidature en ligne se heurte à un mur : les logiciels de suivi des candidatures trient et notent les dossiers avant qu’un humain n’en lise un seul, et le candidat n’apprend jamais ce qu’il est advenu du sien. HAIKEN prend le problème par l’autre bout, celui des recrutements qui ne font l’objet d’aucune annonce publiée. Le produit devait donc rendre la candidature spontanée aussi rapide qu’une postulation sur un site d’offres, sans s’interposer entre le candidat et l’entreprise.

Ce que nous avons construit pour HAIKEN

  • Un geste par candidature : une fiche d’entreprise, un glissement vers la droite, la candidature part.

  • Envoi depuis la boîte mail du candidat et non depuis un système anonyme, pour que le message arrive chez une personne et non dans une file de traitement.

  • Suivi de l’ouverture du message, qui indique au candidat le moment opportun pour relancer.

  • Un référentiel d’entreprises consultable, adossé aux recrutements qui ne passent pas par une offre publiée.

  • Un manifeste public qui énonce ce que le produit s’interdit : aucune candidature rédigée par une intelligence artificielle, aucun envoi automatisé en masse, aucune analyse automatique de CV.

  • Une page de retrait à destination des recruteurs, pour qu’une entreprise puisse demander à ne plus être sollicitée.

Les choix qui ont structuré le projet HAIKEN

Une réalisation se juge autant sur ce qui a été écarté que sur ce qui a été livré. Voici les arbitrages qui ont donné au projet la forme qu’il a aujourd’hui, et les raisons qui les ont emporté.

  • Envoyer depuis la boîte mail du candidat, et non depuis la nôtre

    Router les messages par un serveur maison aurait été plus simple à construire et aurait donné de meilleures statistiques. C’est précisément ce qu’il fallait éviter : un message expédié par une plateforme arrive comme une sollicitation commerciale, se range avec les autres et se répond à un robot. En partant de l’adresse du candidat, le message arrive dans une conversation ordinaire, et la réponse du recruteur lui parvient sans que rien ne s’interpose.

  • Un geste par candidature, mais une candidature réelle

    Ramener l’envoi à un glissement de doigt fait courir un risque évident, celui de produire de l’envoi en masse sans discernement. La rapidité porte donc sur le geste, pas sur le contenu : le produit s’interdit de rédiger les candidatures à la place du candidat et n’analyse pas automatiquement les CV. Ce qui est automatisé, c’est la mécanique d’envoi et de suivi, jamais le propos.

  • Le suivi d’ouverture comme information, pas comme surveillance

    Savoir qu’un message a été ouvert change la nature de l’attente : le candidat cesse de guetter une réponse et sait quand relancer utilement. L’information reste du côté du candidat et sert une décision précise, celle du moment de la relance. Sans elle, la relance se fait au jugé, trop tôt ou trop tard, et c’est souvent ce qui fait qu’une candidature spontanée n’aboutit pas.

  • Un droit de retrait pour les recruteurs, écrit avant d’être demandé

    Un outil qui met des entreprises en relation avec des candidats les sollicite, qu’il le veuille ou non. Une page de retrait a donc été prévue dès la conception, pour qu’une entreprise puisse demander à ne plus figurer parmi les destinataires. Attendre la première réclamation pour la construire aurait coûté bien plus cher que de la poser d’emblée, et le manifeste public assume le même choix : dire ce que le produit s’interdit engage davantage que promettre ce qu’il sait faire.

Ce que le dispositif HAIKEN fait aujourd’hui

  • La candidature spontanée se fait en un geste, là où elle supposait auparavant de trouver l’adresse, rédiger le message et l’envoyer soi-même.

  • Le candidat sait quand son message a été ouvert, ce qui remplace l’attente sans information par une relance datée.

  • Le message part de l’adresse du candidat : l’entreprise répond directement, sans intermédiaire technique dans la conversation.

  • Le produit est accessible gratuitement, sans carte bancaire, et une offre payante prend le relais au-delà.

  • Les recruteurs disposent d’un droit de retrait explicite, ce que ne proposent pas les outils de prospection comparables.

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